Quand le monde n’est plus que désolation, il faut payer le prix cher pour survivre.
 
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 Violence procreate Violence [ PV Marilyn ]

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Nickolas
Invité



MessageSujet: Violence procreate Violence [ PV Marilyn ]   Mar 18 Sep - 18:29

La violence engendre la violence ... Nickolas venait, encore une fois, d'en comprendre toute la signification. Seulement une demi heure après le lever du jour, le Major Carter, dans sa tenue civile, avait fait une petite rencontre bien sympathique. Alors qu'il arpentait les rues de Staten Island, où la criminalté n'avait jamais de repos, il était tombé sur un voleur à l'arrachée. Nickolas n'avait pas pensé un seul instant qu'il puisse venir à l'idée de quelqu'un de l'attaquer sans autre raison que quelques paroles. Il l'avait seulement rattrappé, restitué les quelques biens subtilisé, d'autant que le voleur en question n'était qu'un gamin de quinze voir seize ans.
Il n'était pas à lui faire la leçon, loin de là, mais il devait tout de même éviter que ce genre d'évènements se renouvèle. Nickolas s'était contenté de lui faire comprendre, simplement, et avec un brin de matûrité pour qu'il apprenne, qu'il devait cesser ce genre d'activités et plutôt se trouver un refuge, dans lequel il mangerait, dormirait, et trouverait même un petit job. Sur ces mots, il avait eu le droit à un coup de poing dans l'abdomen, qui l'avait légèrement laissé sur le carreau, étant donné qu'il avait toujours cette fameuse blessure, dûe à un coup de couteau. N'ayant pas compris ce geste, on ne tarda pas à lui apprendre que le père du jeune garçon était mort dans un de ces fameux refuges, de faim et de froid, après quelques coups administrés par des soldats.
Abasourdi un moment par cette nouvelle, Nickolas avait de plus en plus de mal en croire en l'homme et en ses capacités, cependant, il avait repris sa route, très pensif cette fois-ci. IL ne semblait jamais y avait de réelles solutions à quoi que ce soit. Chaque chose réorganisée et remise d'aplomb était démolie rapidement par la suite. Chaque effort paraissait vain et éphémère. Caressant rapidement la crosse de son arme, il rabattit sa veste par dessus, et suivit son chemin dans les faibles rayons du jour.
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Marilyn
Invité



MessageSujet: Re: Violence procreate Violence [ PV Marilyn ]   Mar 18 Sep - 20:02

Dormir ou ne pas dormir, observer les ombres s'étendre, crainde l'arrivée des cauchemars... Des cris, un frisson qui remonte votre échine comme un serpent. Recroquevillée toute la nuit dans le coin d'une maison délabrée, somnolant dans ce monde où tout devient un danger et où l'ennemi est l'ombre juste dans votre dos, Mary avait guetté les premiers rayons du soleil sur les tuiles fumantes avec un espoir grandissant, tremblante comme l'enfant qu'elle était toujours au fond d'elle. Jeune fille de bonne famille à qui tout était acquis, Marilyn n'avait jamais voulu grandir... Et cette guerre était arrivée pour l'y forcer, d'un coup tellement rapide qu'elle en avait perdu son souffle; Ici, pour survivre, mieux valait se taire et suivre docilement le premier venu prêt à vous acceuillir. Ici, pour ne plus avoir peur, mieux valait être le prédateur que de devenir une proie. C'était le choix de Mary, elle qui n'avait plus rien à perdre. Mieux valait ne rien montrer pour que personne ne comprenne qu'il existait des failles dans une âme, mieux valait laisser le silence peser lorsque le corps tombait, lourd comme un cheval. C'était comme une première mort qui vous protégeait de la seconde à venir, celle qu'on ne pourrait éviter. Elle était déjà un monstre, il n'y avait rien d'autre à en dire.

Le soleil s'était levé dans le silence des rues, ce silence que New York n'avait jamais réellement connu. Les bruits des travaux s'étaient enfuis au loin, ceux des voitures vombrissant sur la route avaient cessés. Même les pleurs des familles en deuil ne raisonnaient plus dans la rue pour ne pas permettre aux assassins de les retrouver. Voler ? Ce terme existait-il encore de nos jours alors que plus personne ne résistait et que tous les magasins étaient abandonnés avec le peu d'objets qu'ils contenaient encore après la destruction du reste ? Marilyn s'avait que, pour certains, ce monde était comme un signe envoyé par le ciel pour recommencer à vivre une vie nouvelle. Pour certains, s'était même l'occasion rêvée que cette soudaine destruction de la ville, du pays et du monde. Obéissant à ce qu'on lui disait, Mary ne se faisait pas sa propre idée sur le sujet. Elle se taisait et observait, comme n'importe qu'elle étudiante l'aurait fait, pinçant de temps à autre les lèvres avant d'achever elle-même une personne. Par envie, parfois même par pitié. La jeune semi-asiatique n'était pas mauvaise; Ce mot n'existait pas, ou n'existait plus. Dans ce monde ou les instincts primaires comme celui de la survie surmontaient tous les autres, la notion du bien et du mal était effacée de certains esprits. De celui de Mary, en l'occurence, puisqu'elle estimait faire le bien à sa façon. Sa façon... Comme elle pouvait être égoïste. Non ! Comme l'Homme pouvait être égoïste lorsqu'il le voulait, lorsque ça l'arrangeait.

Une grimace d'une tristesse légère traversa le visage lisse de la jeune femme alors qu'elle marchait dans les rues désertes, ses bottes glissant presque silencieusement sur le sol. Puis un sourire s'esquissa à ses lèvres alors qu'elle secouait lentement la tête avec un air d'incompréhension totale. Elle qui aimait autrefois être remarquée, ou qui le désirait en tout cas, avait prit le temps d'apprendre à marcher d'une manière naturelle mais furtive, semblant presque flotter au-dessus du sol. De temps à autre, elle s'essayait à quelques entrainements de combats pour assurer sa propre survie. Elle ne mangeait même plus à sa faim, se rendant soudainement compte que moins elle mangeait moins elle avait faim. Tant de choses avaient changés. Jusque dans ses tenues, ce détail se ressentait : La petite fille était devenue une femme dans ses gestes et ses paroles, cachant au fond d'un tiroir celle qu'elle avait été et demeurait discrètement. Rêver n'était plus permis, espérer était le meilleur moyen d'être déçue. Frapper jusqu'à se sentir bien... Et frapper encore parce que ce moment n'arrivait jamais. Celle qui marchait dans cette rue, sa veste en cuir noir par-dessus un t-shirt gris moulant, son jean gris serrant ses formes pour lui permettre de rester à l'aise dans ses moindres mouvements félins, avait quelque chose qui attirait et repoussait à la fois, une froide détermination dans ses mouvements que ses yeux tristes et émouvants démentaient.

Elle s'arrêta au milieu de la rue et observa les pavés avec un manque évident d'envie quelconque. Marcher, ne plus jamais s'arrêter, aller le plus loin possible avant de s'effondrer. Oublier ce monde et ses horreurs, ne plus penser à son premier meurtre involontaire et aux suivants qu'elle avait eut plaisir à faire. Ses sourcils se froncèrent et elle leva les yeux, croisa le regard d'un homme et prit une respiration saccadée par l'accélération soudaine de son coeur. Elle se tendit comme une corde, serrant les poings, semblant autant prête à décamper qu'à pouvoir attaquer, plissant les yeux pour distinguer les traits de cet homme que le soleil, caché derrière lui dans une lumière aveuglante, permettait de cacher. Puis elle se tendit encore plus, prenant une nouvelle respiration plus sereine mais non plus rassurante; Un visage qu'elle ne connaissait pas, n'avait jamais vu. Dans l'ancien monde, dans l'ancienne vie, cela ne signifiait rien. Ici... Cela voulait dire qu'il faisait partie de l'un des trois autres groupes constitués au sein de la ville. Et ? Et chacun d'eux avait une raison de vouloir la tuer, elle, ainsi que les autres. Certains pour les pouvoirs, d'autres pour leur façon de redresser le monde en le dominant, d'autres encore parce qu'ils n'avaient rien à faire là, tout simplement. Son visage qui avait un peu palit retrouva ses couleurs alors qu'elle portait une main à sa hanche tandis que son corps entier s'arrêtait à seulement cinq mètres de l'individu. Elle n'avait pas d'armes, elle n'avait rien d'autre que son pouvoir et la haine soudain qui faisait flamber ses yeux. Inconnu. Pas de nom, pas de visage. Le danger faisait à présent frissonner la jeune femme alors qu'elle redressait légèrement la tête. De nos jours, mieux valait se méfier de tout que de rien.

Sans un mot, elle l'examinait, sa position laissant clairement entendre qu'elle était loin d'être détendue à l'idée de rencontrer une personne seule dans une rue malfamée.
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Nickolas
Invité



MessageSujet: Re: Violence procreate Violence [ PV Marilyn ]   Mar 18 Sep - 20:41

Plus que d’être détruit, le monde était plongé dans le désespoir, la haine et la violence, circonstances permanentes et encerclant la nature humaine. La division avait été de mise au sein même de New York, comme si la faim, la peur, la mort et la souffrance ne suffisaient pas à affaiblir les damnés encore sur Terre, non, il fallait toujours plus de torts à l’Homme, aller toujours plus loin dans sa déchéance, se précipiter avec encore plus d’ardeur vers sa fin … L’unité était encore le seul allié des hommes, mais chacun d’entre eux s’entêtaient dans ses convictions et ses intérêts personnels, prêt à sacrifier son voisin, ses amis, sa famille pour voir encore une fois le jour se lever sur l’horizon. Tout n’était jamais plus qu’une question de survie ; mais une fois que la vie était assurée et que plus personne n’était là pour la partager avec soi, on ne finissait plus que par en mourir, mourir de cet égoïsme, le propre de l’Homme, de son côté si imparfait, qui en fait un être aussi méprisable que vulnérable.

Nickolas n’était pas réellement touché par ce fait là, pour la simple et bonne raison qu’il n’avait presque plus personne sur cette Terre. Presque aucun être à chérir, aimer, et protéger, si ce n’était Lina, et le reste du commando. Les seuls qu’il porte réellement en son cœur, même s’il était prêt à aider n’importe qui dans le besoin, il ne mourrait que pour l’un d’entre eux, que pour les siens, il ne donnerait jamais sa vie vainement quand sa survie quotidienne pouvait en sauver plusieurs dizaines d’autres dans les jours à venir. Sans avoir de la prétention, il se savait être un maillon fort pour ceux qui avaient besoin d’aide, pour ceux qui avaient besoin de ces fameux piliers pour se relever. Il tenait bon pour ceux-là, il poursuivait son combat journalier en ce sens, dans cette conviction, dans cette foi en l’Homme inébranlable, sans jamais porter de jugement sur quiconque. Si l’on désire son aide, on l’obtient sans détour, sinon, il n’insistera jamais. Le dicton dit bien « L’on ne peut aider quelqu’un qui ne le veut pas ». Si l’on ne sait insuffler de l’espoir, le rêve, l’envie d’être aidé, il est parfaitement inutile de s’entêter, il l’avait bien compris.

Encore et toujours entre songes et réalité, il se faisait toujours attentif aux alentours, et pourtant, il mit son temps à remarquer cette jeune femme, devant lui, encore à plusieurs mètres, parfaitement immobile. Il avait continuer d’avancer de sa démarche calme et modérée, sans réellement prendre conscience des circonstances ; elle le jaugeait littéralement du regard, sondant apparemment chaque partie de son corps, de son allures, de sa réaction, comme élaborant un jugement quelconque. Elle lui apparaissait facilement tendue, et il distingua rapidement la lueur de colère ou de mépris qui étincelait dans son regard : il ignorait totalement ce qui lui valait un tel acte, il ne la connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Elle semblait également prête à l’attaquer à toute instant, et même s’il ne craignait rien de sa part, il s’arrêta arriver à trois mètres de distance, parfaitement incompréhensif. Pourquoi se tenait-elle dans cette allure comparable au duel ? Il lui suffisait simplement de passer son chemin plutôt que de faire apparaître cette allure de défi dans leur rencontre. Il ne concevait même pas cette attitude comme normale, et même s’il mourrait d’envie de lui lancer quelques répliques interrogatives, il ne lâcha rien, pas un mot, aucune question. Quoi qu’elle ait pu avoir comme idée, ou appréhension, il ne comptait pas lui laisser l’embarras du choix niveau réactions.

Il ne tarda pas à réagir, n’aimait pas cette situation de confrontation, parfaitement ridicule, cela était totalement stupide de rester ainsi sans raison. Croisant une dernière fois son regard, essayant vainement de comprendre quels sentiments et intentions l’animaient, Nickolas se décala d’un pas sur le côté, et avança lentement en sa direction. En deux enjambés, il était à côté d’elle, s’en détournant par la même, et en trois, il se trouvait déjà derrière. Il ne chercha pas plus loin, trop conscient qu’elle pouvait réserver bien des surprises, pas réellement agréables de surcroît. Elle lui semblait un peu spéciale, mais tout le monde l’était sous un certain angle, surtout ici et maintenant.
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